Récit

My tears are not the only fruit

Image : C. Laranjo, un téléphone et un avion

J'étais allée trouver le coeur I
Atlanta, 31 décembre

J'arrête pus de pleurer depuis hier
À chaque fois où je pars seule c’est la même affaire
Quand j’achète le billet je suis la joie quand je l’annonce à ma mère je suis la joie quand je cherche des hôtes je suis la joie quand je
pars je
pleure.

Montréal et Sherbrooke

À la base, l'idée que j'avais de Montréal, c'était que c'était là que les choses se passent.

Pour l’adolescent de région que j’ai un jour été, Montréal, ça sonnait comme un lieu d’émancipation, la place où aller si je voulais accomplir les Grandes choses que j’avais en tête. Je pensais à mon avenir, à mes champs d'intérêt en littérature, au fait que je rêvais d'écrire des bouquins, et je me disais que j'aurais pas le choix éventuellement de déménager là-bas pour réussir tout ça.

« …qu’un canal s’est pendu… »

« …qu’un canal s’est pendu… »

Topologique… tous nos pas le sont. Si tu préfères « lieux-commun », cliché, déjà-vu, stéréotype et son grand frère, plus enraciné, archétype.

 

.Gateway-sud, j’en perds ma langue,

Arrimé à ma chaise de scipteur,

Chercheur d’or au fond de la vallée,

De l’aire industrielle, de la zone fabricante,

D’hier et de demain, éventrée par

Il faudra le vivre

Tout ça les sciences ne le disent pas mais nous le savons très bien avec nos mains dans la nuit.
– Valère Novarina
 
Nous choisissons notre monde et le monde nous choisit.
– Maurice Merleau-Ponty

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