Poésie

L'ours & l'aigle

Être sûr de sa force
Sûr de son envergure
Pour gagner le combat

Et tomber dans ses bras
Comme ça, sans crier gare

La douceur de Kokom.
J'accepte le câlin
Je suis bien dans ses bras
Et laisse derrière moi, tout ce qui doit y être

Sourire les yeux fermés
Ne vouloir rien de plus
Que rester dans ses bras

Le ciel de Valence

Le ciel de Valence

un ciel gris un gris froid
de la brume et des frissons
c'était en août pourtant

ce jour-là
à l'aquarium de Valence
des poissons avaient nagé
au-dessus des têtes

le cou cassé
la bouche entrouverte
les visiteurs les regardaient à travers les parois
d'un tunnel de verre

on se lasse des écailles
des couleurs tropicales
des mouvements aquatiques
imprévisibles
et des branchies qui s'agitent

Renouveau des sens

Mes yeux sont clos. J’oublie tout, jusqu’à mon être, et me laisse envelopper dans ce silence qui n’en est pas un. Assise en tailleur au milieu de nulle part, j’ai l’impression de ressentir le tout pour la première fois. A droite je perçois le vent doux sur le fleuve majestueux ; ce dernier est tellement grand qu’il semble être un océan. J’entends. J’écoute.

Suite géologique

J'ai cueilli une roche
y ai dessiné des plumes.
Elle s'est transformée en aile.

Je l'ai laissée là
suis partie
elle s'est envolée.

J'en ai cueilli d'autres
les ai gardées dans mes poches.
Je suis restée au sol.

Je les ai ramenées avec moi
elles ont fait des racines
j'ai dû les planter.
Elles ont poussé
se sont transformées en îles.

Autour de moi
parmi elles
la mer

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